"Sueur, larmes ou eau de mer : l'eau salée est le remède à tout"

"Sueur, larmes ou eau de mer : l’eau salée est le remède à tout"
Voilà donc le commencement du début d'une fiction yaoi twincest sur Tokio Hotel. Donc je vais être très claire, pour ceux qui n'auraient pas compris : "yaoi"signifie qu'elle contiendra des relations entre hommes; "twincest" précise que ses relations seront entre jumeaux; et donc plus particulièrement entre les jumeaux de Tokio Hotel. Enfin, le mot "fiction" signifie que l'histoire qui suit est inventée de toutes pièces. Je précise également que j'écris uniquement pour mon propre plaisir, que je ne veux pas déclencher de débats, que je n'affirme rien et que je ne veux choquer personne. J'accepte tous les commentaires, (et j'essayerais d'y répondre) mais je préfère qu'ils soient instructifs, construits et pas en langage SMS, je vous en supplie. Voilà, logiquement les homophobes, les étroits d'esprits et ceux qui cherchent la merde en général devraient être partis.

Et enfin, dernier point, ma fic est entièrement basée sur une chanson
Ce qui en fait une Song-Fic

Bonne lecture...




Voilà la chanson en question... <3


1000 meere
[1000 mers]


Die Straßen leer
[Les rues sont vides]
Ich dreh mich um
[Je me retourne]
Die Nacht hat mich verloren
[La nuit m'a perdu]
Ein kalter Wind
[Un vent plus froid]
Die Welt erstarrt
[Le monde se solidifie]
Die Sonne ist erfroren
[Le soleil est gelé]
Dein Bild ist sicher
[Ton image est en sécurité]
Ich trag's in mir
[Je la porte en moi]
Über 1.000 Meere
[Au dessus de 1000 mers]
Zurück zu dir
[Revenir à toi]
Zurück zu uns
[Revenir à nous]
Wir dürfen unseren
[Nous ne devons pas]
Glauben nicht verlieren
[Perdre nos croyances]

Vertrau mir. . .
[Fais moi confiance]



Wir müssen nur noch 1.000 Meere weit
[Nous ne devons plus que traverser 1000 mers]
Durch 1.000 dunkle Jahre ohne Zeit
[A travers 1000 années sombres hors du temps]
1.000 Sterne ziehen vorbei
[1000 étoiles défilent]
Wir müssen nur noch 1.000 Meere weit
[Nous ne devons plus que traverser 1000 mers]
Noch 1.000 mal durch die Unendlichkeit
[Encore 1000 fois à travers l'éternité]
Dann sind wir endlich frei
[Alors nous serons enfin libres]



Irgendwo ist der Ort, den nur wir beide kennen
[Quelque part est le lieu que seul nous deux connaissons]
Es ist alles anders als gedacht
[Tout s'est passé autrement que prévu]
Der Puls in den Adern ist viel zu schwach
[Le poul dans les veines est bien trop faible]
Doch irgendwie – schlagen uns die Herzen durch die Nacht
[Pourtant d'une manière ou d'une autre - nos c½urs battent à travers la nuit]

Vertrau mir...
[Fais moi confiance]


Wir müssen nur noch 1.000 Meere weit
[Nous ne devons plus que traverser 1000 mers]
Durch 1.000 dunkle Jahre ohne Zeit
[A travers 1000 années sombres hors du temps]
1.000 Sterne ziehen vorbei
[1000 étoiles défilent]
Wir müssen nur noch 1.000 Meere weit
[Nous ne devons plus que traverser 1000 mers]
Noch 1.000 mal durch die Unendlichkeit
[Encore 1000 fois à travers l'éternité]
Dann sind wir endlich frei
[Alors nous serons enfin libres]



Niemand und nichts nehmen wir mit
[Nous n'emeneront rien ni personne avec nous]
Und irgendwann schauen wir auf jetzt zurück
[Et un jour nous regarderons en arrière vers aujourd'hui]

1000 Meere weit
[Loin de 1000 mers]
1000 Jahre ohne Zeit
[1000 ans hors du temps]
1000 Meere weit
[Loin de 1000 mers]
1000 Sterne ziehen vorbei
[1000 étoiles défilent]
Vorbei...

Lass dich zu mir treiben
[Laisse toi porter jusqu'à moi]
Ich lass mich zu dir treiben
[Je me laisse porter jusqu'à toi]


Wir müssen nur noch 1.000 Meere weit
[Nous ne devons plus que traverser 1000 mers]
Durch 1.000 dunkle Jahre ohne Zeit
[A travers 1000 années sombres hors du temps]
1.000 Sterne ziehen vorbei
[1000 étoiles défilent]
Wir müssen nur noch 1.000 Meere weit
[Nous ne devons plus que traverser 1000 mers]
Noch 1.000 mal durch die Unendlichkeit
[Encore 1000 fois à travers l'éternité]
Dann sind wir frei
[Alors nous serons libres]



Lass dich zu mir treiben
[Laisse toi porter jusqu'à moi]
Ich lass mich zu dir treiben
[Je me laisse porter jusqu'à toi]

1000 Meere weit...
[Loin de 1000 mers]

# Posté le mardi 13 novembre 2007 11:11

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 07:21

IMPORTANT (en passant ^_^)

IMPORTANT (en passant ^_^)
Je profite de cet article pour vous faire passer un message d'une importance et d'une utilité rare.

Je m'adresse ici à tous les adeptes de Yaoi sur Tokio Hotel, de Twincest ou Autre, qui sont à la recherche d'un blog réunissant des dizaines et des dizaines d'OS de qualité, écrits par des auteurs talentueux.
Ou qui ont des idées d'histoire de Yaoi sur Tokio Hotel qui leur trottent dans la tête depuis un moment, mais ne peuvent ou ne veulent pas les écrire et qui voudraient pouvoir les lire dans un OS rédigé par quelqu'un d'autre.

C'est tout le principe de la Tokio Hotel Yaoi Authors Community.

Blog devenu en un an INCONTOURNABLE pour tout amateur de Yaoi qui se respecte.
Blog qui VIT grâce à ses lecteurs-émetteurs et qui a, par conséquent, besoin de VOUS !!
Une belle communauté de 27 auteurs de Yaoi triés sur le volet par la graaande KM et quatre autres administratrices méritantes qui gèrent le tout au mieux.

J'ai l'immense chance d'en faire partie, j'n'en reviens toujours pas, et j'essaye d'assumer au mieux mon rôle d'auteur.

Franchement FONCEZ, c'est l'opportunité de votre vie =)
Vous allez tout simplement vous régaler...
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# Posté le dimanche 17 mai 2009 11:42

"La réalité n'a pas besoin de moi"

"La réalité n'a pas besoin de moi"
Chapitre 1 :

*Die Strassen leer...*

POV Bill

J'ai mal... Une blessure à vif, réouverte tant de fois sans jamais avoir eu le temps de cicatriser, une blessure que les coups d'aujourd'hui ont laissé béante, sans que les bords se referment ne serait ce qu'un petit peu, une blessure qui laisse à présent sortir toute la vie qui reste en moi, ce peu de vie qui m'échappe à présent par cette plaie, cette plaie si profonde ouverte au fond de mon c½ur. Je gémis faiblement, n'osant ouvrir les yeux. De toute façon je ne sais même pas si j'en trouverais la force. De toute façon, je n'en ai pas besoin. Je sais que le sang s'échappe à flot de la coupure de mon cou, je sais que cette blessure n'est pas la seule que je porte à laisser couler du sang. Il y a celle de mon bras gauche, cuisante, qui s'est réouverte sous les coups, celle de ma hanche, et mon nez, sans doute cassé, dont le flot écarlate trouble mon odorat par son odeur éc½urante. Il y a aussi les autres douleurs, tous les bleus laissés par les coups qui me lancent dans chaque parcelle de mon corps, le tiraillement des cordes trop serrées autour de mes poignets. Peu à peu, le brouillard de l'inconscience m'envahit, mes douleurs physiques s'estompent pour laisser place entière à celle de mon c½ur, je perd pied avec une réalité que je ne suivais plus pour plonger dans un état second d'hébétude, réflexe de mon corps pour tenter d'échapper à ces douleurs qu'il a trop connues. Des images défilent devant mes yeux, non, elles ne défilent pas comme au cinéma, c'est une scène, une scène à laquelle je participe, une scène qui a un goût amer de déjà vu, le même goût que celui du sang qui s'épand dans ma gorge...

oOo

Une voix s'élève, railleuse, dans mon dos. Quand je l'entends, je reste résolument tourné vers le mur, ferme les yeux pour essayer d'y échapper, essaye de plonger en entier dans la musique qui résonne à mes oreilles. J'entends d'autres appels. La voix se fait pressante, elle gonfle sous la colère, la raillerie a laissé place à de la fureur teintée de cruauté. Je ne réagis pas, je crispe mes poings dans mes poches et tente d'apaiser le tremblement de mon corps. Je sais, je sens que cette fois ci sera différente, je sens qu'il s'est lassé, je sens qu'il en marre, je sens qu'il a décidé d'en finir une bonne fois pour toute, je sens que cette fois ci, je ne m'en tirerais pas si bien... Il parle encore une fois. Je ne discerne pas plus que la première fois les mots qu'il lance, mais je sens que son ton n'est devenu qu'un murmure, un murmure doucereux, toujours plein de haine, toujours cruel, laissant voir un aperçu de ce que sera la suite... Une main me saisit fermement par l'épaule, son souffle vient caresser ma nuque, ses mains retirent mes écouteurs et fracassent violemment mon Ipod au sol avant de revenir emprisonner mes épaules. Cette fois ci, je distingue chaque mot qu'il souffle au creux de mon oreille.

-Tu sais, ça fait tellement longtemps que j'ai envie de faire ça...

Il me retourne violemment et me plaque contre le mur pour s'emparer fougueusement de mes lèvres. Sa langue en force l'accès, force la mienne à danser contre la sienne. Ses mains me plaquent toujours plus fort contre la paroi, engourdissant mes épaules, puis descendent le long de mon torse pour me retirer mon T shirt. Il fait jouer ses doigts sur mon torse, m'arrache un cri en mordant violemment ma lèvre, serre son bassin au mien en petites pressions toujours plus pressantes. La bouche tordue par le goût éc½urant de la sienne, je me débats entre ses bras mais sa bouche raffermit sa pression sur la mienne, ses bras m'enlacent encore plus fortement si c'était possible. Quand je sens ses lèvres quitter les miennes j'ose croire un bref instant que tout est fini, qu'il va me laisser, mais son souffle vient caresser mes lèvres à nouveau.

-Maintenant tu vas jouer le jeu, Billette... Enlève moi mon T shirt.

Je baisse piteusement les yeux et secoue la tête avec force. Je sens sa poigne de fer me redresser le visage par le menton, il plonge à nouveau son regard dur dans le mien. Sa main serre mon menton de plus en plus fort, si fort que tout mon corps ne se concentre plus que sur cette douleur, si fort que mes jambes manquent se dérober sous moi.

-T'as entendu ? Déshabille moi...

Je ne bouge pas, les yeux toujours fixés dans les siens, et secoue à nouveau imperceptiblement la tête. Il m'assène une claque retentissante, une autre suit, et encore une. Je ne peux m'empêcher de gémir.

-A chaque fois que tu ne feras pas ce que je te demande, tu auras droit à ça, ok ?

Je crispe mes lèvres l'une contre l'autre, avant d'acquiescer, contraint et forcé. Sa main droite prend place sur mes fesses et commence à y appliquer de petites caresses dénuées de toute tendresse.

-Si tu ne fais pas un effort...

Je ferme les paupières et me force à m'emparer de ses lèvres, faisant jouer ma langue avec la sienne, tentant d'oublier ce que je suis en train de faire. Au bout de quelques instants, je parviens à faire obéir mes mains et enlève le T shirt du blond en effleurant sa peau. Il frissonne sous le contact de mes doigts froids, me plaque à nouveau contre le mur et me retire mon pantalon avec précipitation. Je m'empresse de l'imiter, mes doigts tremblants peinant à déboucler la ceinture en cuir. Je baisse le jean en retenant mon regard d'aller plus bas que le torse de mon agresseur. Mes mains se baladent sur son torse, puis, répulsé par la chaleur du corps qui frémit entre mes doigts, je m'écroule au sol avec un cri, sachant parfaitement ce qui m'attend. Son poings me cueille au creux de l'estomac avec une vitesse et une puissance fulgurantes. Ses mains redressent violemment ma tête, puis mon corps. Deux autres poings viennent s'échouer sur mes tempes. Je serre les dents et lutte de toutes mes forces pour ne pas perdre conscience. Il tord mon bras dans mon dos, et me plaque au mur pour m'embrasser à nouveau. Il presse sa lourde masse contre mon corps, m'écrasant toujours plus contre le mur. Il m'arrache violemment mon boxer, avec un cri si rauque qu'il paraît presque inhumain. Les paupière étroitement fermées, j'attends avec appréhension, prêt à souffrir, prêt à être souillé. Une paire de claques retentissantes me force à ouvrir les yeux. Il est là, à quelques centimètres de mes lèvres, ses mains avides prêtes à s'emparer de mon intimité.

-Déshabille moi, Billette.

Et il m'assène un dernier coup de poing dans le ventre pour être sur de s'être fait comprendre. Je crispe mes lèvres, retient une grimace de dégoût puis baisse prudemment le caleçon de mon vis à vis, dévoilant son membre raidi. Il m'appuie avec force sur le sommet du crâne, me forçant à baisser ma tête de plus en plus. Je tente de résister, mais ses poings viennent m'assaillir dans chaque parcelle de mon corps, changeant sans cesse d'endroit, ne cessant pas les coups. Un coup dans la mâchoire, un dans l'épaule, un dans le dos... Je manque m'effondrer, sens le sang s'épandre dans ma bouche quand son poing vient violemment heurter mon nez. Je ferme lentement les paupières, avec l'espoir inespéré que ce simple geste fera tout cesser... Mais sa voix retentit à nouveau, au dessus de ma tête, ses mains continuent à presser fortement ma tête, de plus en plus bas.

-Suce moi.

Une voix qui, malgré la vulnérabilité de son excitation, ne souffre aucun refus. Une voix pressante, une voix repoussante...

-Suce moi, bordel !

Cette fois, je ne peux retenir une grimace de dégoût et suis tenté de cracher sur la virilité de mon agresseur. Mais la main qui appuie sur mon crâne, manquant déjà le briser par sa puissance, ne me laisse pas le choix. Je retrousse les lèvres et essaie de concentrer mon esprit sur autre chose, tout en prenant lentement le sexe en bouche. Faisant jouer mon piercing sur le membre durci, arrachant de légers gémissements à mon vis à vis, je concentre mes pensées sur Tom. Tom et sa douceur, son odeur divine, son sourire, sa voix rassurante, ses mains chaudes et tendres sur mon corps froid... Le blond gémit de plus en plus fort, cambré d'excitation, les yeux clos. Ses gémissements se transforment en cris qui résonnent de façon sinistre dans la ruelle déserte. Je retire précipitamment mes lèvres quand je sens qu'il va se libérer et me recule lentement dans l'obscurité tandis que l'homme se délivre dans un râle quasi-animal, sa semence coulant le long de son membre. Quand ses paupières se rouvrent, il me saisit par la nuque et me redresse avec violence. Ses yeux se baissent vers ma virilité inerte. Esquissant un sourire pervers, il fait glisser ses mains jusqu'à elle et les promènent doucement le long de mon membre. Je ferme les paupières pour la énième fois, tentant d'échapper à cette pulsion incontrôlable que les caresses irrésistibles du blond sur ma virilité viennent de libérer. Contre toute volonté, mon intimité se dresse peu à peu. Je me dégage alors avec force et crache de toute ma force au visage de mon agresseur avant de m'effondrer à nouveau à terre. Cette fois, il ne prend même pas la peine de me frapper et me saisit par le col pour me plaquer face au mur. Je sens une lame froide contre mon cou. Les mots qu'il murmure au creux de mon oreille sont sans doute ceux qui me paraissent les plus durs à entendre de la soirée.

-Désire moi... Je veux t'entendre crier mon nom, Billette, je veux que tu me demandes de te faire prendre ton pied...

Les larmes débordent. C'est bien plus que je ne pouvais en supporter. La lame raffermit sa pression sur mon cou, entame légèrement ma peau.

-Tu m'as entendu ? Tu veux t'en sortir vivant oui ou merde ?

Je me mords la lèvre avec une force désespérée. Toujours cette inflexibilité dans la voix, cette menace qu'il n'hésitera sans doute pas à mettre à exécution... Comme pour renforcer cette impression, je sens la lame s'enfoncer un peu plus au creux de ma gorge... Un filet tiède coule le long de ma peau... Je rassemble toute la volonté qu'il me reste pour lâcher du bout des lèvres.

-Bai... Baise moi...

Grognement avide. Je sens ses mains se poser sur mes fesses et les malaxer quelques instants, puis il commence à pénétrer en moi.

-Bien sur, Billette...

Il s'introduit violemment en moi, m'arrachant un hurlement de douleur incontrôlé. Il s'enfonce toujours plus loin, provoquant en moi des souffrances atroces comme je n'en ai jamais ressenties. La douleur me transperce, je hurle, il commence des vas et viens bestiaux à l'intérieur de moi. Je ne sens plus rien que ce corps étranger au mien, cet intrus, qui a pénétré en moi et me fait à présent subir des douleurs indicibles. Je suis aveuglé, par mes larmes, ma douleur, ma rage... les vas et viens se poursuivent, toujours plus violents, toujours plus profonds, toujours plus douloureux. Il semble inlassable, infatigable, incassable. Je ne sais pas combien de temps il continue son manège, prenant son pied, hurlant comme une bête, me donnant l'impression de m'arracher une partie de moi, me souillant toujours plus à chaque incursion. Il finit par se libérer une seconde fois, en moi, avant de se retirer toujours aussi brutalement. Il enfile son caleçon, son pantalon puis se retourne vers moi, qui suis écroulé sur le sol face contre terre. Il me retourne du bout du pied, comme un détritus qu'on n'ose pas toucher, puis crache à son tour sur moi. Je ferme les paupières avant de sentir le crachat me souiller le visage. Il s'agenouille près de moi, retourne violemment mon bras gauche contre le sol pour laisser apparaître les coupures sanglantes qui y ont été réouvertes par les coups. Il éclate de rire.

-Pourquoi tu te fais ça, Billette ? Y aurait-il un truc qui cloche dans ta vie ?

Nouvel éclat de rire. Sadique, cruel.

-T'as retenu la leçon maintenant ? Tu ne résisteras plus, j'espère...

Il sort de sa poche un petit couteau d'argent et retrace avec la lame sur ma peau nue le dessin de mon tatouage, sur ma hanche droite. Le sang jaillit, pourtant je ne ressens plus la douleur, comme si tout ce que je viens de vivre anesthésiait temporairement tous les coups qu'on me porte à présent. Deux larmes coulent symétriquement sur mes joues. Il m'expédie de violents coups de pied dans les bras, le dos et la poitrine avant de nouer mes mains de deux cordes trop serrées qui commencent déjà à s'imbiber de sang. Il me jette un regard méprisant, commence à partir, puis revient vers moi pour m'enfiler mon caleçon. Enfin il s'éloigne, pour de bon cette fois, m'abandonnant à mon sort, baignant dans ce qui constitue le début d'une mare de sang...



Wala !
[Maintenant tu restes ici petit article, ok ?]
Bon alors...
Le premier chap' n_n
[J'aime les commencements =')]
C'est une entrée en matière assez... violente
Mais je vous avais prévenus...
Désolée pour ceux que j'ai choqué
=)

Pix prise ICI !
[Super blog d'ailleurs, les montages sont magnifiques ;D]


_____________________Juste parce qu'il fallait que je le dise_____________________

Y a un truc qui m'a fait chaud au coeur ^^

Une réponse par message à mes com'z sur sa fic
Franchement, ça m'a fait plaisir :D

Contaminée par la même auteur(e) que moi XD

Et elle écrit comme... comme...

*adopte une minute de silence*

Bref, allez voir son blog, c'est grandiose u_u


# Posté le mardi 20 novembre 2007 11:17

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 07:20

"Des mots qui pleurent et des larmes qui parlent"

"Des mots qui pleurent et des larmes qui parlent"
Chapitre 2 :

[*Ich dreh mich um, die nacht hat mich verloren*

POV Bill

Je m'éveille en sursaut, pantelant, ruisselant de sueur. C'est comme si je venais de revivre la scène une deuxième fois à travers ces images... Je redresse légèrement la tête pour remarquer que je suis dans une chambre d'hôpital. Merde alors, qui a pu m'amener à l'hôpital ? Ma hanche, mes poignet, mon cou et mon bras sont bandés. J'ai du coton enfoncé dans le nez. Je déteste qu'on m'enfonce des trucs dans le nez... Je soupire, me redresse, appuyant mon dos contre le mur, puis tente de me lever pour gagner la salle de bain, mais sans succès. La tête commence à me tourner sérieusement... Je me laisse tomber à nouveau dans mes oreillers et retire d'une main distraite le coton qui m'obstrue les narines. Le moindre mouvement m'arrache une grimace, comme si chaque parcelle de mon corps était couverte de bleus, ce qui ne doit pas être loin d'être vrai, d'ailleurs...Je ferme les paupières quelques secondes pour essayer de faire le point. Je suis à l'hôpital, alors que hier soir j'étais évanoui dans une ruelle sombre, une ruelle vide, une ruelle sinistre... Donc quelqu'un m'a forcément trouvé, et a appelé une ambulance. Un haut le c½ur me retourne l'estomac et je me baisse au dessus du rebord du lit pour vomir sur le sol. Comment ai-je pu en arriver là... Comment ai-je pu tout perdre... Jusqu'à l'ombre de moi même, jusqu'à ma vie, jusqu'à mon amour, jusqu'à mon frère... J'ai perdu mon ange... Et chaque seconde sans lui m'a éloigné un peu plus de ce que je suis...

*Flash back*

« Putain Bill tu te rends compte de ce que tu viens de faire ? »

Je secoue la tête et lui adresse un immense sourire. Mon frère. Mon magnifique frère qui s'emporte pour rien et tente de me faire la morale sans se rendre compte que je ne capte pas un mot de ce qu'il me raconte, trop absorbé dans ma contemplation de son corps parfait pour penser à autre chose. Surtout ce genre de chose peu réjouissante...

« Bill bordel écoute moi ! »

Mon sourire ne s'estompe pas, mes yeux émerveillés s'attardent sur le coin de sa lèvre, mon c½ur accélère encore un peu. Mon frère est un dieu...

« Bill explique moi pourquoi tu as fait ça... »

Je tends une main vers lui pour lui effleurer la joue, m'émerveille de ce contact, porte à mon cou cette main qui vient de l'effleurer.

« Bill je sais vraiment pas ce qui t'arrive, mais s'il te plait, je t'en supplie, écoute moi... Fais le pour moi... »

Sa voix divine a pris un ton suppliant, ses yeux sont remplis d'inquiétude. Ses derniers mots seulement m'atteignent. « Fais le pour moi... » Je concentre mon attention sur ses paroles.

« Qu'est ce que...
- Bill, tu m'écoutes ?
- Oui. »

Peu importe ce que tu diras mon ange, si je peux entendre ta voix...

« Pourquoi ? Pourquoi t'as fait ça ? Explique moi... »

Mon sourire disparaît de mes lèvres. Alors il n'a pas compris ? Tom, Tom, mon frère, mon ange, mon amour, ma vie, j'ai fait tout ça pour toi... Pour toi, mon c½ur...

« Pour toi...
- Mais... Tu te rends franchement compte de ce que tu viens de faire ?
- Bien sur. Je viens d'annoncer en direct à plus de 15 000 fans, qu'il y avait quelque chose de beaucoup plus important dans ma vie que la musique. Quelque chose pour quoi je serais prêt à tout laisser tomber, la musique, le succès, les fans, je mourrais pour ça s'il le fallait... Oui, il me semble leur avoir dit ça et je n'en ai aucune honte puisque c'était vrai, c'était ce que je pensais de toute mon âme.
- Quelque chose...
- Quelque chose ou quelqu'un, mon c½ur...
- Bill, regarde moi...


Je ne me fais pas prier et enfonce tendrement mon regard dans le sien. Il me saisit aux épaules et me parle avec un sérieux inflexible.

« Tu ne vas pas bien, est ce que tu en prends conscience ?
- ...
- Tu es prêt à arrêter la musique, prêt à briser le rêve, ton rêve, notre rêve, prêt à quitter les étoiles, prêt à décevoir des milliers de fans, nos fans, et tu dis que tu fais ça pour moi ? Est ce que tu penses vraiment qu'arrêter la musique me rendra heureux, nous rendra heureux ?
- Mais je... J'en ai marre, Tomi. Marre de me cacher, marre de cacher au monde la plus belle chose qui soit arrivée dans ma vie, marre de ne pas pouvoir t'aimer autant que je le voudrais... Nous avons réussi pendant un peu plus de deux ans, mais à présent j'en ai assez, mon c½ur, je n'en peux plus, tu comprends ?
- Bill... »


Une voix douce, ferme, caressante... Il y a tellement de couleurs dans cette voix, je ne m'en lasserais jamais...

« Regarde moi bien au fond des yeux... »

Je m'immerge donc docilement au creux de l'océan couleur noisette des plus beaux yeux de l'univers.

« Je suis sûr que tu n'as pas envie que tout s'arrête.
- Je...
- Bill, ne me mens pas.
- Je... Tom...
- Bill, je sais ce que tu ressens, je le sens. »


Je me laisse glisser au sol et me prend la tête dans les mains, assailli par un tourbillon de pensées contradictoires, par une multitudes de sentiments puissants, si puissants qu'ils m'étourdissent un moment. Quand je relève les yeux, je remarque que des larmes coulent le long de mes joues. Accroupi à mes côtés, Tom me regarde d'un air inquiet.

« Mon ange...
- Tu as raison Tom... Tu as parfaitement raison... Je n'ai pas envie d'arrêter... Je crois que... Que c'est moi qui ne vais pas bien... J'ai besoin de... Besoin de prendre une pause... Besoin de sortir un peu de tout ça... Tu crois que... Que les fans... »


Je m'arrête un instant, étouffé par mes larmes, étouffé par ma détresse. Encore une fois, Tom a su m'ouvrir les yeux... Il me prend entre ses bras et m'y serre longuement. Au bout d'un long moment, il se penche à mon oreille et y murmure tendrement :

« Calme toi mon ange... »

Je relève vers lui mon visage ruisselant et contemple son visage quelques instants. Au creux de ses bras, je viens de prendre une des décisions les plus importantes de ma vie. Ca sera dur, très dur, mais je dois le faire. Tom a raison, j'ai changé, je ne suis plus vraiment moi, je vais mal... Vraiment mal. Mal à cause d'un amour brûlant que je n'arrive plus à contenir suffisamment pour le masquer à la société, mal à cause d'un amour incestueux interdit par la loi, mal à cause d'un amour si puissant qu'il nous détruit tous les deux à petit feu. Ce que j'ai fait ce soir prouve que le temps est venu de prendre une décision que nous avions repoussée. Et c'est moi qui ferait ce choix difficile, c'est moi qui doit le faire. Pour Tom.
Un sourire amusé naît sur les lèvres de mon vis à vis qui vient tendrement caresser ma bouche du bout des doigts.

« Beh quoi ?
- Rien... T'es mignon comme ça, on dirait un panda n_n
- Hein ? 0.o »


Je prends alors conscience des traînées noires qui maculent mes joues et souris à mon tour. Tom dépose ses lèvres sur le sommet de mon crâne et me berce doucement en murmurant :

« Je t'aime mon petit panda... »

Le lendemain matin, dans le lit, ma place est vide. Au creux des draps froids, il reste pour seules traces de moi une lettre et une chaîne argentée...

*Fin du flash back*

Fin POV Bill

Une infirmière parcoure les couloirs de l'hôpital à grandes enjambées. Ce matin, en faisant le tour de ses chambres, elle a oublié un patient. Ce jeune garçon arrivé hier soir, inconscient, à moitié nu, couvert de blessures, en sang. On l'avait soigné, puis décelé des traces qui ne trompaient pas : il venait d'être violé par son agresseur... Elle arrive devant la porte, légèrement essoufflée, puis pousse doucement le battant. Elle découvre le brun, recroquevillé sous les draps d'où s'échappent de légers sanglots. Elle s'approche doucement et soulève légèrement les draps pour découvrir le corps agité de soubresauts du jeune androgyne, recroquevillé en position f½tale, qui sanglote éperdument dans son matelas. Elle sait qu'il a du subir un énorme traumatisme cette nuit là, alors elle s'assoit sur le bord du lit et pose précautionneusement sa main sur son épaule. Il redresse lentement la tête vers elle. En le voyant, elle est saisie d'un violent sursaut d'effroi : son visage, ses bras et ses jambes, qu'elle peut apercevoir sous le pyjama sont couverts de bleus, ses bandages, à la hanche, au cou, aux poignets et au bras gauche commencent à s'imbiber de sang, un énorme coquard multicolore orne son ½il gauche. Les larmes qui maculent ses joues et le désespoir infini qu'on lit dans ses yeux finissent d'achever ce tableau désolant. La jeune femme en a vu des malades, des brûlés au 3e degré, des membres arrachés, des victimes de bagarre ou des miraculés d'accident. Pourtant, jamais elle n'avait lu autant de tristesse dans les yeux d'un être humain, jamais elle n'avait perçu autant de regrets, autant de désespoir à travers un regard. Elle lui sourit et lui parle avec toute la douceur dont elle est capable :

« Comment t'appelles-tu ?
- Bill. »


Sa voix est enrouée par les larmes, tassée par les souffrances, elle contient aussi tout ce que l'infirmière avait perçu dans ses yeux.

« Tu as mal quelque part, Bill ?
- Un peu... Un peu partout, à vrai dire. Mais ne vous fatiguez pas. Ces douleurs là partiront vite... Oui, se sont toujours elles qui partent le plus vite...
- Tu veux parler des douleurs physiques ?
- Oui. Les douleurs physiques finissent toujours par cicatriser... Mais il y a des douleurs qui ne cessent jamais de faire mal, des blessures que rien ne peut refermer...
- Tu voudrais m'en parler ? Pendant que je change tes pansements, tu peux me dire tout ce que tu aurais voulu confier à quelqu'un sans jamais le pouvoir. Je te jure que je ne le dirais à personne, même pas au médecin. Je garderais tout pour moi, je te le jure. Je veux juste t'aider à soulager un peu le poids de ces douleurs si dures à porter... »


Bill tourne son regard vers elle. Dans son regard vert océan, il ne lit ni pitié ni professionnalisme, juste le désir de l'aider. Elle est jeune, elle doit être âgée de 25 ans et cette proximité d'âge encourage le brun. Cela fait tellement longtemps qu'il retient tous ces souvenirs brûlants en lui, souvenirs qui le rongent petit à petit, souvenirs qui, à force de se raccrocher à eux, l'ont effacé du monde, l'ont éloigné de lui même, l'ont perdu. Il tourne ses yeux encore brillants de larmes vers l'infirmière et hoche imperceptiblement la tête en sa direction. Elle lui sourit, serre brièvement sa main entre la sienne et commence à changer le pansement de son bras gauche. Bill la regarde faire un moment, puis, prenant une grande inspiration, il commence son récit :

« Je m'appelle Bill Kaulitz... »



Hum =)
Moins choquant, tout de suite X)
Ben oui, je pouvais pas faire ça tout le long =X
J'en aurais pas été capable je crois...
Bref, vous en pensez quoi ?

Au sujet des suites, je poste de façon totalement aléatoire,
Ca vient tout d'un coup
Je me connecte et paf, j'ai envie de mettre la suite n_n
Donc je la mets XD

EDIT : Ceux qui veulent être prévenus pour la suite, demandez le moi sur le premier article, pour que j'oublie personne n_n
Et j'ai vraiment envie de lire vos fics, mais pour le moment je n'ai vraiment pas le temps ><'
Mais d'ici une semaine ça devrait aller beaucoup mieux :D
Et comme les yaoi me mannnquent je risque de lire pas mal XD

Mercii <3


EDIT 2 : Bon, je vous préviens que j'ai de grooos problèmes de connection... Donc la suite ne risque pas d'arriver avant un petit moment (à moins d'un miracle total XD)
Merci encore !


EDIT 3 : Mes problèmes se sont un peu arrangés... Pour tout, sauf skyblog ! J'arrive à me connecter, mais pas moyen de modifier mes articles ou de lire mes com'z, messages, invitations... Bref... Ca risque de durer longtemps, mais je vais essayer de me démerder pour mettre des suites quand même (là, je suis chez des amis de mes parents ><). En attendant, la fic avance =)
Et je préviens que j'ai lu les fics de tout le monde, mais j'ai pas pris le temps de mettre des com'z (là aussi j'ai quelques problèmes :s) mais dès que j'ai un moment, je vais essayer de remédier à ça ;D
En espérant que vous avez passé un joyeu Noël :D
Et bonne année en avance n_n
<3


# Posté le vendredi 07 décembre 2007 12:55

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 07:19

"Ce qui est passé a fui, ce que tu espères est absent, mais le présent est à toi"

"Ce qui est passé a fui, ce que tu espères est absent, mais le présent est à toi"
Chapitre 3 :

*Ein kalter wind*

POV Tom

Je saisis une de mes dreads et la fait rouler pensivement entre mes doigts. Je suis affalé sur mon lit, le visage pratiquement collé à la vitre donnant sur l'extérieur, les nez plongé dans un oreiller qui a déjà bu tant de larmes que c'est étonnant qu'il ne reste pas imbibé constamment...Son oreiller... Encore une fois, je pense à lui, je pense à nous, encore une fois, je pleure... Je ne devrais pas pleurer... Je ne devrais absolument pas ! J'ai déjà bien trop pleuré, et lui ne voudrait pas que je pleure. Lui veut que je sois heureux. C'est tellement dur d'être heureux sans toi, mon ange, tellement dur de simplement vivre sans toi... Ca fait maintenant 6 mois que j'essaye et c'est toujours aussi dur, mais pour aller mieux il me suffit de penser à ce que toi tu dois vivre... Seul dans un pays inconnu, sans repère... Oui, ce que tu vis est bien pire que ce que je n'arrive pas à vivre. Alors je viens là, au creux de ton lit, je colle mon visage à la vitre dans l'espoir de t'y voir apparaître, et je pleure dans ton oreiller où j'ai déjà respiré les dernières traces de ton odeur mais qui respire encore ta présence... Si je ferme les yeux, je peux encore réussir à sentir ton corps contre le mien, ton souffle sur mon visage, tes lèvres dans mon cou, et cette sensation me donne le tournis. Je n'aurais jamais pensé qu'une simple illusion de toi pourrait me procurer tant d'ivresse, tant de bonheur si concentré... On dit que c'est quand on doit en subir le manque que l'on ressent réellement l'ampleur de l'amour qu'on porte à une personne. Si c'est le cas, alors je t'aime à un point qu'il n'est même pas possible de décrire, et si je dois t'attendre encore longtemps, alors, quand j'en aurais marre de pleurer ton absence, je passerais le reste de ma vie à essayer de trouver des mots pour décrire ce sentiment. Jusqu'à ton retour...
Je souris faiblement au creux des draps. Ma main se referme sur la chaîne que je porte autour de mon cou, tout contre ma peau. Un léger grattement se fait entendre à la porte, me faisant lever la tête. Je sèche rapidement mes larmes, sans pour autant en enlever toutes les traces, et replonge dans l'oreiller sans répondre. La porte s'ouvre tout de même et le matelas s'affaisse quand mon visiteur s'assoit à mes côtés sur mon lit. Il pose sa main sur mon épaule.

-Je savais que je te trouverais ici...

Je ne bouge pas, toujours recroquevillé sur le lit. J'aimerais tant qu'on me laisse seul à mon chagrin... Tu entends, Georg, je voudrais être seul...

Fin POV Tom

-Tom, j'aimerais que tu sortes un peu, ça fait trois jours que tu n'as pas mis le nez dehors.
-...
-Allez viens, on va se balader vers l'étang avec Garon, tu prendras un peu l'air...
-...
-Tom, je t'en prie, ne te laisse pas dépérir ici... Nous sommes là... Tom, pour moi...
-D'accord... Mais c'est bien parce que c'est toi...
-Je savais bien que je n'avais pas perdu mon Tom ^^


Le dit Tom esquisse un sourire, descend du lit et enfile une veste, un bonnet et des baskets de son frère avant de suivre son ami au dehors. Là, le brun appelle son chien avec un bref sifflet. Quelques instants plus tard, Garon déboule à toute berzingue [Une des expressions préférées de mon père... Qu'est ce que je l'aime, celle là XD] du coin du pâté de maison et saute avec enthousiasme sur Tom qui vacille sous le choc, avant d'éclater de rire et de le couvrir de caresses amicales. Georg regarde son ami reprendre un peu de vie au contact de l'air frais et du vieux chien plein d'affection qui s'applique maintenant à lui lécher le visage. Six mois, six mois qu'il se laisse dépérir petit à petit, six mois qu'il se renferme toujours un peu plus chaque jour, six mois qu'il ressasse ses souvenirs, six mois qu'il souffre et qu'il essaye de le cacher... Aujourd'hui, il n'est plus que l'ombre de lui même, comme si l'être qui l'occupait avait déserté son corps, ce qui n'est pas loin d'être vrai... Bill l'a occupé toute sa vie et vice versa, mais Bill est parti. Bill est parti il y a 6 mois pour échapper quelques temps à la pression du métier qui lui faisait perdre la boule, parti dans un endroit lointain que Tom n'a jamais voulu dévoiler, ni aux fans, ni à ses amis, ni même à sa famille, comme s'il gardait le secret de ce lieu où se trouve son frère pour s'y réfugier avec lui et lui seul quand il allait vraiment mal. Tous deux se rappellent de ce jour, ce jour où Bill est parti, il y a 6 mois...


*Flash back*


Georg gémit légèrement dans son sommeil et se retourne dans le lit de sa chambre d'hôtel, un sourire paresseux étalé sur les lèvres : aujourd'hui, exceptionnellement, il peut faire la grasse matinée... Je vous laisse imaginer son désarroi quand un hurlement provenant de la chambre voisine le tire définitivement du sommeil, le faisant se redresser dans son lit avec un chapelet de jurons furieux. Il passe avec rage ses jambes hors de la couette et se dirige d'un pas furibond vers la chambre voisine, à savoir celle des jumeaux. Il ouvre la porte en coup de vent, près à balancer à la poire de ces énergumènes sans gênes, des paroles bien senties. Le spectacle qu'il découvre le calme aussitôt. *
Agenouillé par terre, une lettre sur les genoux, une chaîne entre les mains, un air horrifié et incrédule peint sur le visage, des larmes plein les joues, Tom hurle de douleur, les yeux fermés et la bouche crispée en un rictus désespéré. Il appelle son frère de toute la force de ses poumons, une main crispée sur son c½ur, l'autre tenant la lettre qu'elle fait trembler violemment. Georg s'approche de lui doucement, s'agenouille à ses côtés et pose doucement sa main sur sa cuisse. Le dreadé relève alors les yeux vers lui et fond en larmes dans ses bras ouverts en sanglotant :

-Il est parti... Il est parti... Bill est parti...

Georg le berce longuement, peu habitué à cette manifestation de faiblesse de la part du blond, abasourdi par ce qu'il répète au creux de ses bras, attendant qu'il se calme. Quand Tom se dégage enfin de son étreinte, il essuie la trace de ses larmes d'un doigt délicat et lui demande doucement :

-Tu sais pourquoi ?

D'un geste compulsif, le dreadé plie la lettre qu'il tenait toujours entre ses mains et la glisse dans une de ses poches avant d'acquiescer doucement.

-Il... Tu sais qu'il allait pas super bien en ce moment... Hier soir on en a parlé et il a reconnu qu'il allait mal... Il a ajouté qu'il avait besoin d'une pause, de prendre du recul par rapport au succès et aux fans, pour redevenir lui même. On n'en a plus reparlé et... Quand je me suis réveillé, il était... Parti... Les draps étaient... Froids... Tout froids. Et lui, il... Il n'était plus là... Il explique dans sa lettre qu'il part loin de tout notre succès pour reprendre ses esprits... Il dit qu'il reviendra quand... Quand il sera prêt...

Le blond hoquette sous les sanglots, s'étouffe presque.

-Il m'a juste laissé... ça. C'est... C'est une chaîne qui représente énormément de choses pour nous... Il veut que je la porte... Il veut que... Que je... Que je sois heureux...

Georg ouvre à nouveau ses bras, où se jette le dreadé avec un gémissement douloureux. Le brun serre son corps chaud entre ses bras puissants, encore sous le choc de la déclaration du dreadé. Bill va lui manquer, il va énormément leur manquer à tous, mais ce qui l'inquiète le plus c'est l'état dans lequel Tom se trouve, et qui va empirer à chaque seconde sans lui... Il penche sa tête vers l'oreille de son ami et y chuchote :

-Alors essaye de l'être, Tom, essaye pour lui...

Quelques heures plus tard, les trois membres de Tokio Hotel encore présents se retrouvent à une émission de télévision qu'il n'ont pas pu annuler et de laquelle ils vont d'ailleurs profiter... Tom est parvenu à se calmer et on ne discerne presque plus la trace de ses larmes, néanmoins Gustav et Georg le sentent prêt à craquer à tout moment et espérant de tout c½ur que l'émission ne durera que le temps qu'il faudra... Ils entrent sur le plateau, s'assoient là où on leur offre de s'asseoir. Aussitôt, le présentateur évoque l'absence de Bill et son annonce surprenante de la veille, demandant des explications. Georg expire silencieusement et se tourne vers Tom qui fait, il le sent, un effort suprême pour retenir les larmes qui lui montent aux yeux. Ce dernier se redresse légèrement sur son siège et commence à parler...

-Bill n'allait pas bien, ces derniers temps, il était très fatigué, il refusait de se reposer, et il donnait tout ce qu'il avait pour la musique et les fans. Le tourbillon de la vie d'une rock star est toujours très difficile à gérer, surtout en plus de ses soucis personnels. Bill a un peu perdu la tête, hier, et il voudrait s'excuser auprès des fans de tout ce qu'il a pu dire, car il ne le pensait pas le moins du monde. Hier soir, il était anéanti d'avoir pu dire ça, et c'est ce qui lui a prouvé à lui même qu'il n'allait pas bien et qu'il avait besoin de se retirer un peu. Il reviendra, bien sur, mais il préfère partir loin de tout ça pour l'instant, pour que le rêve ne s'arrête pas brutalement à cause d'une erreur débile et puisse continuer longtemps à son retour. Tous les concerts, la plupart des interviews, et tout ce qui touche le groupe Tokio Hotel en général est donc temporairement suspendu. Mais ne nous oubliez pas, ce n'est que temporel. Nous vous promettons un retour en force très bientôt, c'est juré. Merci à tous pour votre soutien extraordinaire, sans vous nous ne pourrions pas supporter tout ça. Encore une fois et pour que vous ne l'oubliez pas pendant notre absence : nous vous aimons ! Merci encore pour tout ce que vous avez fait pour nous, c'est vraiment énorme !

Tom se tait, les yeux brillants de larmes. Dans la foule, les fans hurlent, pleurent, chantent, émues par l'annonce de Tom, par l'absence de Bill, par les larmes qui coulent sur ses joues, par cette tristesse qu'elles lisent dans ses yeux. Certaines se serrent dans leurs bras en pleurant, d'autres s'affaissent sur place, d'autre encore commencent à scander ensemble des remerciements. Tom, Georg et Gustav leur font des signes, viennent effleurer quelques mains tendues et sortent du plateau. Georg et Gustav, les larmes aux yeux, soutiennent tous deux Tom, en larmes, partagé entre le manque de son jumeau et le déchirement apporté par leur départ auprès des fans. Ils entrent en loge et se remettent lentement de leurs émotions. Gustav, Georg, les fans, les journalistes, leur maison de disques, et surtout Tom, le regard fixé sur le dehors à travers la vitre fumée, entament ensemble une longue attente affreusement douloureuse...


*Fin du flash back*


Leurs pas les portent naturellement sur ce chemin qu'ils ont tant arpenté, ils marchent tranquillement entre les arbres, en silence, observant le paysage qui s'embrase sous le coucher de soleil. Tom a le regard perdu dans le vide, comme toujours depuis 6 mois... Il observe l'horizon, gardant comme un espoir au fond de ses yeux... Debout sur une bute, le regard vide, il ne se rend pas compte des larmes qui dégringolent le long de ses joues.
Georg observe longtemps son ami qui frissonne violemment dans la fraîcheur du vent qui souffle sur la forêt. Le jeune homme comprend que ce vent glacé dont il ressent la morsure sur sa peau souffle jour et nuit dans le c½ur du dreadé, un vent toujours plus froid, qui glace son c½ur, l'entourant petit à petit d'une couche de givre qui augmente à chaque seconde. Il pose sa main sur l'épaule du blond et attend quelques instants encore avant de prendre la parole.

-Tom, je pense que maintenant ça fait trop longtemps.
-Quoi ?
-Six mois, Tom, c'est bien trop long !


Le blond se retourne vivement vers son ami avec un regard ahuri.

-Tu ne penses que je m'en sois rendu compte ? Tu ne penses pas que j'ai souffert chaque seconde depuis son départ comme une lame glacée s'insinuant toujours plus au creux de mes côtes ? Tu ne crois pas que chacune de ces horribles secondes sans lui lui a été dédiée dans mon esprit ? Tu ne crois pas que je sois déchiré, complètement anéanti par ce manque qui me brise chaque parcelle du corps ? Tu ne crois pas que cet immense vide créé en moi par l'absence de celui dont j'ai le plus besoin pour vivre ne m'a pas rappelé à son souvenir ? Tu crois franchement que je ne trouve pas ça long ?

Le brun plonge doucement son regard dans celui de Tom. Depuis six mois qu'il est parti, pas une fois il n'a exprimé ses sentiments, pas une fois il ne s'est ouvert à quiconque. Il se laissait ronger de l'intérieur sans que personne ne fasse rien, sans que personne ne s'en rende vraiment compte... Georg comprend alors à quel point il a du souffrir, portant seul le poids de sa détresse, mourrant à petit feu, il comprend à quel point son chagrin doit être lourd pour qu'il lui déverse aujourd'hui, d'un coup, tout ce flot de sentiments contenus si longtemps.

-Tom, je t'en prie, calme toi. Je sais, ou du moins j'essaye de comprendre à quel point ça doit être dur pour toi. Regarde toi, regarde ton visage inhabité, regarde la trace des larmes que tu n'arrives plus à effacer... Ce que je veux te dire, Tom, c'est que toi seul sait où il se trouve. Toi seul pourrait nous le ramener. Ce que je veux te dire c'est qu'il aurait du être rentré à présent. Nous avons besoin de lui, et surtout toi Tom. Je t'en supplie, fais le revenir...
-C'est à lui de décider, Georg.


Ses larmes coulent inlassablement, rougissant toujours plus ses joues, à croire qu'il est tellement habitué à les sentir, tellement habitué à souffrir, qu'il ne les sent plus...

-Je pense qu'il a laissé passer trop de temps pour être encore en mesure de décider, déclare le brun d'un voix hésitante.

Le dreadé lui jette un regard horrifié avant de répondre :

-Je vais partir le chercher, alors. Dès demain, je partirai à sa recherche... Mais... Georg ?
-Oui ?
-Ca risque d'être long... Vraiment long...
-Nous t'attendrons... Nous vous attendrons...





Leute leute leute !!!
Franchement si y a un mot que je voudrais dire c'est
ALLELUIA !
[Je le répète depuis une demie heure XD]
Je me suis connecté aujourd'hui
En ayant l'impression d'avoir raté tout ce que j'avais fait aujourd'hui
Début de déprime
A tout hasard, j'ai essayé de venir lire mes com'z
Et là
O_O
Marchééééé !
Du coup je suis vite allé chercher ma suite avant que ça marche plus XD

Vous en pensez quoi ?

Merci pour vos com'z et vos visites, ça fait vraiment super plaisir... <3

Et je voulais prévenir que cette fic n'allait pas avancer très vite pendant quelques temps
De un à cause de mon ordinateur capricieux
De deux par ce que je me consacre en ce moment à la fin de ma première yaoi avant de continuer celle là
Mais je continuerai à écrire quand même u_u

Encore merci pour tout =)
Je vous z'aiime (L')

Pix : Just Love...

# Posté le samedi 05 janvier 2008 14:03

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 07:19