Chapitre 1 :
*Die Strassen leer...*
POV Bill
J'ai mal... Une blessure à vif, réouverte tant de fois sans jamais avoir eu le temps de cicatriser, une blessure que les coups d'aujourd'hui ont laissé béante, sans que les bords se referment ne serait ce qu'un petit peu, une blessure qui laisse à présent sortir toute la vie qui reste en moi, ce peu de vie qui m'échappe à présent par cette plaie, cette plaie si profonde ouverte au fond de mon c½ur. Je gémis faiblement, n'osant ouvrir les yeux. De toute façon je ne sais même pas si j'en trouverais la force. De toute façon, je n'en ai pas besoin. Je sais que le sang s'échappe à flot de la coupure de mon cou, je sais que cette blessure n'est pas la seule que je porte à laisser couler du sang. Il y a celle de mon bras gauche, cuisante, qui s'est réouverte sous les coups, celle de ma hanche, et mon nez, sans doute cassé, dont le flot écarlate trouble mon odorat par son odeur éc½urante. Il y a aussi les autres douleurs, tous les bleus laissés par les coups qui me lancent dans chaque parcelle de mon corps, le tiraillement des cordes trop serrées autour de mes poignets. Peu à peu, le brouillard de l'inconscience m'envahit, mes douleurs physiques s'estompent pour laisser place entière à celle de mon c½ur, je perd pied avec une réalité que je ne suivais plus pour plonger dans un état second d'hébétude, réflexe de mon corps pour tenter d'échapper à ces douleurs qu'il a trop connues. Des images défilent devant mes yeux, non, elles ne défilent pas comme au cinéma, c'est une scène, une scène à laquelle je participe, une scène qui a un goût amer de déjà vu, le même goût que celui du sang qui s'épand dans ma gorge...
oOo
Une voix s'élève, railleuse, dans mon dos. Quand je l'entends, je reste résolument tourné vers le mur, ferme les yeux pour essayer d'y échapper, essaye de plonger en entier dans la musique qui résonne à mes oreilles. J'entends d'autres appels. La voix se fait pressante, elle gonfle sous la colère, la raillerie a laissé place à de la fureur teintée de cruauté. Je ne réagis pas, je crispe mes poings dans mes poches et tente d'apaiser le tremblement de mon corps. Je sais, je sens que cette fois ci sera différente, je sens qu'il s'est lassé, je sens qu'il en marre, je sens qu'il a décidé d'en finir une bonne fois pour toute, je sens que cette fois ci, je ne m'en tirerais pas si bien... Il parle encore une fois. Je ne discerne pas plus que la première fois les mots qu'il lance, mais je sens que son ton n'est devenu qu'un murmure, un murmure doucereux, toujours plein de haine, toujours cruel, laissant voir un aperçu de ce que sera la suite... Une main me saisit fermement par l'épaule, son souffle vient caresser ma nuque, ses mains retirent mes écouteurs et fracassent violemment mon Ipod au sol avant de revenir emprisonner mes épaules. Cette fois ci, je distingue chaque mot qu'il souffle au creux de mon oreille.
-Tu sais, ça fait tellement longtemps que j'ai envie de faire ça... Il me retourne violemment et me plaque contre le mur pour s'emparer fougueusement de mes lèvres. Sa langue en force l'accès, force la mienne à danser contre la sienne. Ses mains me plaquent toujours plus fort contre la paroi, engourdissant mes épaules, puis descendent le long de mon torse pour me retirer mon T shirt. Il fait jouer ses doigts sur mon torse, m'arrache un cri en mordant violemment ma lèvre, serre son bassin au mien en petites pressions toujours plus pressantes. La bouche tordue par le goût éc½urant de la sienne, je me débats entre ses bras mais sa bouche raffermit sa pression sur la mienne, ses bras m'enlacent encore plus fortement si c'était possible. Quand je sens ses lèvres quitter les miennes j'ose croire un bref instant que tout est fini, qu'il va me laisser, mais son souffle vient caresser mes lèvres à nouveau.
-Maintenant tu vas jouer le jeu, Billette... Enlève moi mon T shirt. Je baisse piteusement les yeux et secoue la tête avec force. Je sens sa poigne de fer me redresser le visage par le menton, il plonge à nouveau son regard dur dans le mien. Sa main serre mon menton de plus en plus fort, si fort que tout mon corps ne se concentre plus que sur cette douleur, si fort que mes jambes manquent se dérober sous moi.
-T'as entendu ? Déshabille moi... Je ne bouge pas, les yeux toujours fixés dans les siens, et secoue à nouveau imperceptiblement la tête. Il m'assène une claque retentissante, une autre suit, et encore une. Je ne peux m'empêcher de gémir.
-A chaque fois que tu ne feras pas ce que je te demande, tu auras droit à ça, ok ? Je crispe mes lèvres l'une contre l'autre, avant d'acquiescer, contraint et forcé. Sa main droite prend place sur mes fesses et commence à y appliquer de petites caresses dénuées de toute tendresse.
-Si tu ne fais pas un effort... Je ferme les paupières et me force à m'emparer de ses lèvres, faisant jouer ma langue avec la sienne, tentant d'oublier ce que je suis en train de faire. Au bout de quelques instants, je parviens à faire obéir mes mains et enlève le T shirt du blond en effleurant sa peau. Il frissonne sous le contact de mes doigts froids, me plaque à nouveau contre le mur et me retire mon pantalon avec précipitation. Je m'empresse de l'imiter, mes doigts tremblants peinant à déboucler la ceinture en cuir. Je baisse le jean en retenant mon regard d'aller plus bas que le torse de mon agresseur. Mes mains se baladent sur son torse, puis, répulsé par la chaleur du corps qui frémit entre mes doigts, je m'écroule au sol avec un cri, sachant parfaitement ce qui m'attend. Son poings me cueille au creux de l'estomac avec une vitesse et une puissance fulgurantes. Ses mains redressent violemment ma tête, puis mon corps. Deux autres poings viennent s'échouer sur mes tempes. Je serre les dents et lutte de toutes mes forces pour ne pas perdre conscience. Il tord mon bras dans mon dos, et me plaque au mur pour m'embrasser à nouveau. Il presse sa lourde masse contre mon corps, m'écrasant toujours plus contre le mur. Il m'arrache violemment mon boxer, avec un cri si rauque qu'il paraît presque inhumain. Les paupière étroitement fermées, j'attends avec appréhension, prêt à souffrir, prêt à être souillé. Une paire de claques retentissantes me force à ouvrir les yeux. Il est là, à quelques centimètres de mes lèvres, ses mains avides prêtes à s'emparer de mon intimité.
-Déshabille moi, Billette. Et il m'assène un dernier coup de poing dans le ventre pour être sur de s'être fait comprendre. Je crispe mes lèvres, retient une grimace de dégoût puis baisse prudemment le caleçon de mon vis à vis, dévoilant son membre raidi. Il m'appuie avec force sur le sommet du crâne, me forçant à baisser ma tête de plus en plus. Je tente de résister, mais ses poings viennent m'assaillir dans chaque parcelle de mon corps, changeant sans cesse d'endroit, ne cessant pas les coups. Un coup dans la mâchoire, un dans l'épaule, un dans le dos... Je manque m'effondrer, sens le sang s'épandre dans ma bouche quand son poing vient violemment heurter mon nez. Je ferme lentement les paupières, avec l'espoir inespéré que ce simple geste fera tout cesser... Mais sa voix retentit à nouveau, au dessus de ma tête, ses mains continuent à presser fortement ma tête, de plus en plus bas.
-Suce moi.Une voix qui, malgré la vulnérabilité de son excitation, ne souffre aucun refus. Une voix pressante, une voix repoussante...
-Suce moi, bordel ! Cette fois, je ne peux retenir une grimace de dégoût et suis tenté de cracher sur la virilité de mon agresseur. Mais la main qui appuie sur mon crâne, manquant déjà le briser par sa puissance, ne me laisse pas le choix. Je retrousse les lèvres et essaie de concentrer mon esprit sur autre chose, tout en prenant lentement le sexe en bouche. Faisant jouer mon piercing sur le membre durci, arrachant de légers gémissements à mon vis à vis, je concentre mes pensées sur Tom. Tom et sa douceur, son odeur divine, son sourire, sa voix rassurante, ses mains chaudes et tendres sur mon corps froid... Le blond gémit de plus en plus fort, cambré d'excitation, les yeux clos. Ses gémissements se transforment en cris qui résonnent de façon sinistre dans la ruelle déserte. Je retire précipitamment mes lèvres quand je sens qu'il va se libérer et me recule lentement dans l'obscurité tandis que l'homme se délivre dans un râle quasi-animal, sa semence coulant le long de son membre. Quand ses paupières se rouvrent, il me saisit par la nuque et me redresse avec violence. Ses yeux se baissent vers ma virilité inerte. Esquissant un sourire pervers, il fait glisser ses mains jusqu'à elle et les promènent doucement le long de mon membre. Je ferme les paupières pour la énième fois, tentant d'échapper à cette pulsion incontrôlable que les caresses irrésistibles du blond sur ma virilité viennent de libérer. Contre toute volonté, mon intimité se dresse peu à peu. Je me dégage alors avec force et crache de toute ma force au visage de mon agresseur avant de m'effondrer à nouveau à terre. Cette fois, il ne prend même pas la peine de me frapper et me saisit par le col pour me plaquer face au mur. Je sens une lame froide contre mon cou. Les mots qu'il murmure au creux de mon oreille sont sans doute ceux qui me paraissent les plus durs à entendre de la soirée.
-Désire moi... Je veux t'entendre crier mon nom, Billette, je veux que tu me demandes de te faire prendre ton pied... Les larmes débordent. C'est bien plus que je ne pouvais en supporter. La lame raffermit sa pression sur mon cou, entame légèrement ma peau.
-Tu m'as entendu ? Tu veux t'en sortir vivant oui ou merde ? Je me mords la lèvre avec une force désespérée. Toujours cette inflexibilité dans la voix, cette menace qu'il n'hésitera sans doute pas à mettre à exécution... Comme pour renforcer cette impression, je sens la lame s'enfoncer un peu plus au creux de ma gorge... Un filet tiède coule le long de ma peau... Je rassemble toute la volonté qu'il me reste pour lâcher du bout des lèvres.
-Bai... Baise moi...Grognement avide. Je sens ses mains se poser sur mes fesses et les malaxer quelques instants, puis il commence à pénétrer en moi.
-Bien sur, Billette... Il s'introduit violemment en moi, m'arrachant un hurlement de douleur incontrôlé. Il s'enfonce toujours plus loin, provoquant en moi des souffrances atroces comme je n'en ai jamais ressenties. La douleur me transperce, je hurle, il commence des vas et viens bestiaux à l'intérieur de moi. Je ne sens plus rien que ce corps étranger au mien, cet intrus, qui a pénétré en moi et me fait à présent subir des douleurs indicibles. Je suis aveuglé, par mes larmes, ma douleur, ma rage... les vas et viens se poursuivent, toujours plus violents, toujours plus profonds, toujours plus douloureux. Il semble inlassable, infatigable, incassable. Je ne sais pas combien de temps il continue son manège, prenant son pied, hurlant comme une bête, me donnant l'impression de m'arracher une partie de moi, me souillant toujours plus à chaque incursion. Il finit par se libérer une seconde fois, en moi, avant de se retirer toujours aussi brutalement. Il enfile son caleçon, son pantalon puis se retourne vers moi, qui suis écroulé sur le sol face contre terre. Il me retourne du bout du pied, comme un détritus qu'on n'ose pas toucher, puis crache à son tour sur moi. Je ferme les paupières avant de sentir le crachat me souiller le visage. Il s'agenouille près de moi, retourne violemment mon bras gauche contre le sol pour laisser apparaître les coupures sanglantes qui y ont été réouvertes par les coups. Il éclate de rire.
-Pourquoi tu te fais ça, Billette ? Y aurait-il un truc qui cloche dans ta vie ? Nouvel éclat de rire. Sadique, cruel.
-T'as retenu la leçon maintenant ? Tu ne résisteras plus, j'espère... Il sort de sa poche un petit couteau d'argent et retrace avec la lame sur ma peau nue le dessin de mon tatouage, sur ma hanche droite. Le sang jaillit, pourtant je ne ressens plus la douleur, comme si tout ce que je viens de vivre anesthésiait temporairement tous les coups qu'on me porte à présent. Deux larmes coulent symétriquement sur mes joues. Il m'expédie de violents coups de pied dans les bras, le dos et la poitrine avant de nouer mes mains de deux cordes trop serrées qui commencent déjà à s'imbiber de sang. Il me jette un regard méprisant, commence à partir, puis revient vers moi pour m'enfiler mon caleçon. Enfin il s'éloigne, pour de bon cette fois, m'abandonnant à mon sort, baignant dans ce qui constitue le début d'une mare de sang...
Wala !
[Maintenant tu restes ici petit article, ok ?]
Bon alors...
Le premier chap' n_n
[J'aime les commencements =')]
C'est une entrée en matière assez... violente
Mais je vous avais prévenus...
Désolée pour ceux que j'ai choqué
=)
Pix prise ICI !
[Super blog d'ailleurs, les montages sont magnifiques ;D] _____________________Juste parce qu'il fallait que je le dise_____________________Y a un truc qui m'a fait chaud au coeur
^^Une réponse par message à mes com'z sur
sa ficFranchement, ça m'a fait plaisir
:DContaminée par la même auteur(e) que moi XD
Et elle écrit comme... comme...
*adopte une minute de silence*
Bref, allez voir
son blog, c'est
grandiose u_u